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De l'initiative hainuyère à la création de l'asbl L'asbl Promotion Théâtre est née officiellement en 1984. Avant cette date cependant, une série d'initiatives avaient déjà été prises en Hainaut puis dans le Luxembourg. En effet, dès la saison 1978-1979, le Service de Diffusion Intellectuelle et Artistique de la Province de Hainaut avait lancé une opération ayant comme objectif principal de proposer un complément judicieux aux traditionnelles matinées dites "classiques". A la base de l'initiative : Adelson Garin, chef de Service au Centre Culturel du Hainaut (aujourd'hui Direction Générale des Affaires Culturelles) et Robert Delville, à l'époque Secrétaire général de la Fondation Théâtre et Culture, passionné de théâtre, qui préside le Conseil d'Administration du Théâtre National de la Communauté française depuis de nombreuses années et qui fut aussi le Directeur général de la RTBF. Le premier animateur fut André-Marie Lomba (de 1978 à 1984).
L'objectif de la première opération était simple : amener les jeunes à établir avec le théâtre des contacts privilégiés, à la fois affectifs et culturels, en s'investissant dans un projet créatif, seuls ou en groupe. L'hypothèse était que des jeunes qui pratiqueraient eux-mêmes le théâtre auraient davantage de chances de devenir par la suite des spectateurs plus attentifs, plus motivés, plus critiques et surtout plus réceptifs aux formes nouvelles ou divergentes. Pour générer cette "nouvelle race de spectateurs", une stratégie tout aussi évidente s'est imposée. Il suffisait d'une part d'encourager les enseignants à mettre sur pied un atelier théâtral et à créer un spectacle impliquant des jeunes du secondaire, d'autre part de confier à une équipe de conseillers le visionnement de ces spectacles et le repérage des jeunes les plus "motivés", à qui on offrirait l'opportunité de prolonger leur rencontre avec le théâtre en leur donnant la possibilité de participer à des festivals, dont bien sûr celui d'Avignon.
Les résultats rencontrés ont largement dépassé les espérances des promoteurs ; on relevait déjà près de 500 jeunes inscrits la première année et ce nombre s'est révélé en progression quasi constante, notamment par les adhésions successives des Provinces de Luxembourg (1982), Namur (1984), Liège (1988) et Brabant wallon (1996). Le Ministère de la Communauté française a rapidement marqué son intérêt pour l'initiative. D'abord en apportant, par la voie des chèques-théâtre et la prise en charge de certains frais d'animation, un complément au financement fourni par la Fondation Théâtre et Culture ; ensuite en octroyant une subvention annuelle de fonctionnement. De plus, la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite (CGER, aujourd'hui Fortis) a rapidement rejoint le groupe des partenaires financiers, renforçant ainsi l'un des caractères originaux de l'asbl : la rencontre des secteurs public et privé au sein d'une même initiative culturelle (avec quelques longueurs d'avance par rapport à une pratique devenue ensuite plus courante). |
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